1er jour : The grand départ, le vrai

De Strasbourg à Oppenau: 45km, 140m de dénivelé

Nous sommes partis de la rue d’Altorf le 15 en fin de matinée, déjà en retard d’une heure sur le programme. Un petit comité plutôt féminin nous attendait au Château (coloc de copains), composé de Matthieu, Stéfi, Juliette, Joana, Murielle, Camille et Delphine. Claire, ma petite sœur est également venue renforcer les troupes malgré une petite forme sans doute due à un rosé piscine qui aurait dégénéré la veille (supposons-nous).

Nous sommes donc tous partis avec la fougue de la jeunesse, en mode petite vélorution, mais nous avons dû rapidement nous arrêter à la première frontière, avant le pont piéton de Kehl. On s’est en effet fait refouler au jardin des deux rives pour cause de compétition internationale du ballon rond ! Demi-tour, car il y avait fouillage obligatoire des sacoches, dans lesquelles un vigile à peine zélé aurait trouvé tous les éléments (sauf l’intentionnalité) qu’il aurait cherché pour nous arrêter.

Remontant à contre-courant de fiers supporters tout en bleu/blanc/rouge, nous avons donc traversé la frontière par le pont routier, avant de regrimper sur le pont de Kehl, côté allemand, pour célébrer ce premier passage de frontière (déjà difficile, nous redoutons un peu la suite) avec du champagne et du chant russe (version originale à découvrir bientôt ici même).

 

On repart ensuite guillerets vers Kork et sa gravière à laquelle on arrive sans embûches. Victor et moi-même n’ayant pas arrêté de courir partout depuis deux jours pour cause de déménagement/départ, sommes crevés (pas les vélos, hein, nous) alors on s’octroie une petite sieste tandis que les autres batifolent dans l’eau et font des galipettes

La petite troupe nous quitte bien vite en la faveur du match de football susmentionné, et nous mettons pour notre part le cap sur Oppenau. Les au-revoir furent émouvants ! Nous avons rendez-vous au même endroit l’année prochaine ! Toujours crevés (toujours nous et pas les biclous) nous sommes un peu inquiets des bornes à parcourir mais finalement on file comme des dieux, mon nouveau compteur juste posé peut en attester. Nous arrivons à temps devant un bar pour voir la France massacrer la Croatie, mais, stupeur ! Tous les allemands sont pour les yougoslaves… Ah, on croit connaître ses voisins !

Les kilomètres à parcourir sont un peu plus difficiles à cause du houblon avalé, mais nous trouvons un spot de bivouac pas trop mal entre Oberkirch et Oppenau. Nous nous rendons compte que nous sommes devenus bien efficaces niveau popotte et montage de tente, puis on se précipite au lit. Une dure journée nous attend demain dans la forêt Noire et il ne nous en faut pas plus pour tomber dans le profond sommeil du juste (et du cycliste).

 

 

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