Jours 101 à 105 : Voyage dans le Shanxi, à la découverte de Xi’an et à l’assaut du Mont Hua

Après un nouveau voyage en train de nuit, nous arrivons dans la grande ville de Xi’an dans la matinée. Nous avons prévu d’y passer quelques jours pour découvrir la ville, ancienne capitale chinoise (il y a fort longtemps), ainsi que ses alentours, et notamment le Mont Hua.

Jour 101, mardi 23 octobre : Xi’an, balade dans le quartier musulman et tour des remparts

Nous allons tout d’abord à notre auberge de jeunesse nous débarrasser de nos sacs à dos et là, surprise autant que miracle, nous découvrons un endroit absolument magnifique, qui pourrait passer pour un monastère. L’auberge se situe en effet dans une ancienne caserne militaire à l’architecture traditionnelle composée de différents patios : voilà un petit havre de paix et en plus, il y a des tables de ping-pong !

Après nous être émerveillés du cachet de notre auberge de jeunesse qui contraste agréablement avec l’hostel usine/buanderie de Pékin, nous sortons pour nous émerveiller de la ville de Xi’an. Dès le début, le centre-ville, encadré de remparts, nous séduit par ses rues arborées et presque piétonnes (en Chine il ya toujours des scooters, des minis voitures et des vélos partout). La ville, surtout de bon matin, est bien moins touristique que Pékin et Pingyao… Et ça fait du bien ! Nous parcourons le célèbre quartier musulman de la ville, dont les rues, plutôt calmes dans la journée, sont consacrées au commerce de bouche (malheureusement, nous avons oublié l’appareil photo pour illustrer tout ça).

L’après-midi nous grimpons sur les remparts de la ville, et c’est parti pour une longue balade de 14km autour de Xi’an. La plupart des gens optent pour un tour des remparts en vélo ou en tandem, mais, comme j’ai toujours mal au genou, nous choisissons pour notre part la marche à pied.

C’est long, mais c’est une très belle balade, qui permet de prendre la mesure de la ville. Quand on regarde à gauche, on voit son cœur, ses bâtiments anciens et nouveaux, tandis que quand on regarde à droite, on découvre d’imposants buildings.

Nous sommes peut-être à la moitié de nos pérégrinations sur cette nouvelle muraille et le soleil commence à se coucher, entrainant l’embrasement de myriades de lanternes rouges mais aussi d’ampoules multicolores.

On essaye de faire des photos en jouant avec la lumière, et on est illico imités par des chinois
C’est vrai que c’est rigolo: « Où suis-je, uije, uije? Pourquoi fait t-il si sombre, ombre, ombre? »

Pour conclure cette très belle journée, nous tombons tout à fait au pif sur un restaurant qui nous fera un des meilleurs dîners de notre séjour en Chine. Il s’agit d’un poisson de type carpe qui continue à cuire sur notre table grâce à un plat chauffant, dans son jus aux tomates et à l’ail. Alors que la quantité de poisson diminue dans le plat, la serveuse passe rajouter de l’eau bouillante, transformant l’ensemble en un délicieux bouillon dans lequel nous faisons cuire des champignons, des pâtes et des brocolis ! Si ce n’est pas l’extase, ça s’en rapproche ! Vive les « hot pot » chinois !

Jour 102, mercredi 24 octobre : les pagodes de Xi’an et la bouffe de rue au quartier musulman

Le lendemain, nous décidons de sortir de l’enceinte des remparts pour aller à la découverte des deux Pagodes de l’Oie Sauvage (la petite et la grande) de Xi’an. Malheureusement, la Grande Pagode de l’Oie est très touristique, et nos poils se hérissent rien qu’à l’idée de devoir se mêler à nouveau à la foule. De plus, encore une fois tourisme rime avec payant, et le droit d’accès est élevé ne serait-ce que pour s’approcher de la pagode.

Au loin, la Grande Pagode de l’Oie Sauvage
Et des gens qui font voler leurs cerfs volants super haut, malgré la quasi absence de vent

Comme nous sommes là en simples curieux, et qu’on ne sait même pas ce qu’est une pagode, nous décidons de faire l’impasse sur cette expérience touristique, et nous prenons la direction de la Petite Pagode de l’Oie Sauvage. Celle-ci, dont la construction remonte au 7ème siècle, est située dans l’enceinte d’un parc et là, joie, l’accès est libre. Nous faisons donc une petite balade dans le coin, en observant la fameuse pagode, qui est en fait une tour destinée à conserver des reliques bouddhistes.

Le soir, nous retournons au quartier musulman pour trouver un peu de « bouffe de rue » et découvrir son ambiance quand il est animé. Hé bien, et c’est l’occasion ou jamais de le dire, « c’est le jour et la nuit », et nous préférons de loin le jour.

La tour des tambours, dans le centre de Xi’an

Des masses de touristes s’entassent dans les rues pour acheter une nourriture dont le prix nous semble relativement élevé, et la qualité ou variété pas si différente de ce qui se fait dans le reste de la ville. Il nous semble qu’il y a beaucoup de mise en scène, comme ces artisans joaillers, qui ont installé leur étal dans la rue pour attirer le chaland, mais se contentent de taper bêtement sur un bout de métal. Nous, on est presque sûr qu’ils font semblant de travailler juste pour le folklore, tout comme les artisans confiseurs qui tapent avec des grands marteaux sur… une planche en bois ! Ah, mais que ne faut-il pas faire pour donner aux touristes la sensation d’assister à quelque chose d’authentique, et surtout pour leur donner envie d’acheter.

Un confiseur tire sur une grosse boule de sucre
Mmmm, les grenades!

Malgré quelques aspects un peu « attrape touriste » de la rue le soir, nous aussi nous craquons plusieurs fois devant des étals. Après tout ce n’est pas parce qu’on ne croit pas au Père Noël qu’on n’aime pas les cadeaux!

« Le calmar frit en brochette: ché bon mais cha pique »
Les œufs de caille frits
Des pieds de moutons en veux tu en voilà : nous on a fait l’impasse!
Les petits gâteaux en forme de chien (mais pourquoi?) on n’a pas testé non plus

Alors que nous regardons un jeune homme faire de grosses nouilles plates en manipulant une pâte avec une dextérité impressionnante, un monsieur nous montre le signe le plus compliqué de la langue chinoise, l’équivalent du « anticonstitutionnellement » en quelques sortes :

Et ça veut dire quoi? Hé bien c’est le nom des pâtes que le garçon est en train de préparer, que personne ne sait écrire correctement

Jour 103, jeudi 25 octobre : Journée blog et départ vers Huashan

Nous consacrons notre journée du jeudi à faire… Hé bien pas grand-chose. Nous devons attendre notre bus pour le Mont Hua dans l’après-midi, alors nous en profitons pour mettre un peu notre blog à jour. Nous nous rendons ensuite à la gare routière pour monter dans un bus, qui attend d’avoir fait le plein de voyageurs pour ensuite s’élancer vers la ville de Huashan, au pied du Mont Hua (qu’on prononce Rua, ou mieux Jua avec la jota espagnole). C’est de là que nous partirons le lendemain pour aller randonner sur le Mont Hua, qui est un des Monts sacrés taoïstes de Chine, réputé pour ses cinq hauts pics et la randonnée d’escaliers qui y mène.

Hua, ça ressemble à ça

La route en bus ne nous emballe pas plus que ça : on dirait qu’il est impossible de sortir de Xi’an, et nous circulons presque deux heures dans un paysage urbain continu et interminable.

Arrivés à Huashan, nous sommes un peu décontenancés par plusieurs éléments, comme le bus qui nous dépose directement à l’intérieur d’un hôtel, d’où évidemment une hôtesse surgit pour nous proposer une chambre. Le bourg, plus grand que ce que nous avions imaginé, est si touristique que nous devons repousser fermement les personnes qui nous hèlent, puis nous nous perdons dans de sombres ruelles pour trouver notre auberge de jeunesse. Une jeune fille adorable nous vient alors en aide, et nous propose de monter dans sa voiture pour qu’elle nous y conduise. Elle a du mal à savoir où aller car l’adresse n’est pas précise, on tourne, on tourne, et soudain on trouve. Et qui nous accueille ? Une femme qui nous avait abordés dans la rue, et que nous avions ignorée, pensant qu’elle voulait nous vendre quelque chose ou nous faire entrer dans son restaurant ! Oups, ça nous rappelle un peu la boulette d’Erlian, heureusement, les chinois ne sont pas rancuniers…

Jour 104, vendredi 26 octobre : Randonnée verticale au mont Hua

Le lendemain matin, nous nous levons aux aurores pour nous lancer à l’assaut du Mont Hua, ce fameux mont sacré du taoïsme, dont la randonnée serait « la plus dangereuse du monde ».

Et c’est parti pour une marche sur les marches

Le Mont Hua est composé de cinq pics entre lesquels on peut randonner sur des petits chemins de marches taillées dans la roche. Pour atteindre le premier pic, le pic Nord à partir duquel on accède aux autres pics, il y a plusieurs moyens. La plupart des chinois choisissent le téléphérique : ça coûte un bras mais ça économise les cuissoux. On vous l’a dit je crois, les touristes chinois sont plutôt feignants : à Pingyao déjà ils préféraient circuler en minibus dans un centre-ville qui faisait pourtant seulement 2km2. L’autre moyen pour atteindre le premier pic, moins populaire chez les chinois, c’est de monter à pied en choisissant l’un ou l’autre des deux chemins existants. Le premier chemin serpente à travers une gorge et monte progressivement grâce à un sentier de randonnée puis à des escaliers taillés dans la roche. Le second monte tout droit dans la montagne, grâce à ses 4000 marches. Il est connu comme le « sentier des soldats » et notre guide touristique (le Lonely Planet) le décrit comme dangereux, du type « à certains endroits il n’y a plus entre vous et la mort qu’une ligne de vie rouillée et des petites encoches dans la roche au-dessus du vide… » (et j’exagère à peine) Ceci nous paraît un peu excessif – et ce n’est pas la première fois que nous prenons en défaut ce guide – alors nous décidons de diversifier un peu notre source d’information et lisons quelques blogs de voyageurs. Mais là aussi, nous lisons des témoignages selon lesquels les randonnées seraient d’interminables enfilades de marches, et des commentaires tels que « et là si tu tombes, tu meurs »,  agrémentés d’impressionnantes photos.

Par égard pour mon genou toujours douloureux, nous choisissons de monter par le chemin des Gorges pour éviter de grimper 4000 marches d’un coup et d’avoir à affronter des passages aériens, puis nous irons nous balader sur les différents pics, et redescendrons par le téléphérique. C’est un peu cher, mais au vu des récits de randonneurs, c’est un peu plus prudent.

Nous voilà donc partis à l’assaut du pic Nord, avec un peu d’appréhension face à toutes ces marches à gravir. Nous ignorons tout d’abord les innombrables vendeuses de gants (qui doivent empêcher de se salir les mains sur la rouille des chaînes) et vers lesquels les touristes se précipitent. Nous prenons ensuite nos tickets à l’entrée (c’est pas donné) et, curieusement, les guichetiers prennent nos empreintes : on n’est jamais trop prudent !

Et c’est parti mon kiki !

Rapidement nous prenons de la hauteur sur un chemin pavé sous vidéo surveillance. Les quelques feuilles qui le recouvrent sont nettoyées par une véritable armée de balayeurs : maintenant on comprend mieux le prix du billet d’entrée, mais ça nous paraît un peu étrange de vouloir balayer un sentier de randonnée…

Les échoppes que l’on trouve le long du chemin sont ravitaillées par des porteurs pas tout jeunes et surchargés
Elles vendent aussi nombre de tissus rouge et de cadenas que les gens accrochent partout dans la montagne

Nous doublons les quelques autres courageux marcheurs chinois, en sueur dès les premiers 500 mètres, et quand nous nous retournons, nous admirons un joli quoique surprenant paysage : le Mont Hua semble tout droit sorti d’une plaine particulièrement plate.

Les champs tout plats et, tout à coup, une immense montagne!

Au bout d’un moment, les marches deviennent plus verticales, mais l’on peut s’aider des fameuses chaines supposées rougir les mains et qui laissent curieusement les nôtres toutes propres.

Les escaliers grimpent bien mais rien ne nous paraît justifier les affirmations de type « si tu loupes une marche tu meurs » qu’on avait pu lire. Et de toutes façons, pourquoi tu louperais une marche, ça t’arrive souvent de tomber dans les escaliers ?

Quantité de chats sauvages peuplent la montagne et regardent passer les marcheurs

Bref, au bout de 2h30 au lieu des 4h annoncées et sans vraiment forcer malgré les 1100m de dénivelé, nous voilà au Pic Nord (1620m). La vue est plutôt belle, figurant d’un côté la plaine et de l’autre la chaine des montagnes qui commence, mais malheureusement nous retrouvons tous les feignants qui sont montés en téléphérique.

La foule, gesticulante et bruyante comme à son habitude, nous empêche un peu de savourer notre arrivée au sommet, et ne donne pas vraiment envie d’aller visiter les autres pics, dont on voit certains de loin, noirs de monde.

Un point de vue impossible d’accès à cause de la foule

Heureusement, nous nous apercevons vite qu’il y a souvent deux chemins pour aller au même endroit, dont l’un est congestionné par les touristes qui, de plus, sont souvent mal équipés pour grimper les marches, et l’autre presque désert (il doit y avoir un sens de circulation en période de grosse affluence). Nous retrouvons donc un peu de tranquillité en prenant les chemins secondaires essentiellement faits de marches et découvrons les différents pics et les montagnes vertigineuses qui se découpent derrière eux.

Nous voilà au sommet du sommet, le pic Sud à 2160m d’altitude

Vers 16h, il nous faut redescendre mais il n’est pas question d’aller s’agglutiner à la foule pour redescendre en téléphérique ! Nous irons à pied, et pour varier un peu les plaisirs, nous prendrons le soit disant « chemin des soldats » réputé pour ses marches interminables et ses passages aériens. Nous avons un peu d’appréhension, car à en croire le Lonely et les blogs, c’est l’option la plus risquée avec des passages dangereux. Le début du chemin est même indiqué par un panneau en chinois devant lesquels les gens se prennent en photo, avant de se diriger courageusement vers le téléphérique.

Et allez, c’est parti pour 4000 marches de descente
Les feignasses qui montent et descendent en téléphérique (bon, le panorama doit être sympa)
Au moins, on est vraiment peinard car il n’y a PERSONNE

Finalement, nous découvrons avec surprise que ce sont de simples escaliers : certes, c’est très long, surtout en montée sans doute, mais ça n’a rien d’impossible ! Nous arrivons enfin au bas de la montagne, avec les genoux douloureux et les mains immaculées, plutôt contents de notre petite randonnée.

La vérité sur le Mont Hua

Par ce petit paragraphe, nous souhaitons rétablir un peu de vérité parmi les monceaux de bêtises que nous avons trouvé sur les sites internet et les guides touristiques, et qui ont bien failli nous faire passer à côté d’une belle randonnée.

Non, la randonné du Mont Hua ne mérite pas son appellation « la plus dangereuse du monde », ou alors il faut rapidement reconsidérer le degré de dangerosité des randonnées dans les Gorges du Tarn ou du Verdon ! Et le passage le plus aérien sur des planches de bois, dont on peut trouver les impressionnantes photos sur internet, est une petite portion qui se fait uniquement en Via Ferrata. D’ailleurs la plupart des gens ne la font pas mais s’équipent et se suspendent au vide 30 secondes pour prendre une photo payante. Ou font la photo, comble du ridicule, devant un fond vert !

Des gens attendent pour leur fameuse photo dans le vide
Ou ils préfèrent mettre un harnais et poser devant un fond vert!

Nous comprenons que le Mont Hua joue sur le côté dangereux pour attirer les touristes, mais qu’en est-il des blogs de voyageurs, qui, en plus d’aligner les clichés de vocabulaire (petit hommage aux « à couper le souffle » ou « à tomber par terre » qu’on a lus au moins 150 fois) reproduisent les clichés entretenus sur les sites en eux-mêmes. Comment se fait-il, qu’après avoir constaté par eux-mêmes la réalité, ils préfèrent relater la légende ?

Une touriste française qui tente d’escalader une des seules voies escarpées. On devine sur son visage qu’elle abandonnera quelques secondes plus tard pour emprunter l’escalier juste à côté.
Un autre passage délicat qui est souvent photographié pour illustrer la difficulté du « sentier des soldats »: mais, à nouveau, on voit bien qu’il existe sur la gauche un chemin alternatif. De plus, les chemins les plus verticaux sont pour la plupart interdits au public
Allez nous aussi on peut faire croire qu’on est des aventuriers de l’extrême

Pour nous, le danger auquel on s’expose le plus lors de la randonnée est celui de l’agorasinophobisme (vous ne savez pas ce que c’est ? On l’explique dans notre article sur Pékin, ici), et aussi les bousculades dans les endroits où la foule est la plus compacte.

C’est « à tomber par terre »… si on rate une marche!

En bref, le Mont Hua n’a pas besoin d’être « l’endroit le plus dangereux du moooonde » pour permettre une belle randonnée sur de jolis pics et un défi sportif pour celui qui veut savoir combien de marches il est capable de monter. L’expérience peut seulement être un peu gâchée par l’affluence touristique et les excès qui vont avec…

Jour 105, samedi 27 octobre : Journée de repos ou visite des terracotta warriors?

Le lendemain matin, nous choisissons de faire une petite journée glande, pour nous remettre des 12 000 marches que nous avons grimpées la veille. Si on a dit plus haut que la randonnée n’est pas si difficile, la descente nous a quand même laissé d’intenses courbatures aux mollets qui dureront quatre jours ! On se tâte à aller visiter la seconde grande attraction touristique majeure de Xi’an : la fameuse armée de terre cuite enterrée (puis déterrée) dans le mausolée de l’homme qui a unifié la Chine et en est devenu le premier empereur, Qin Shi Huang.

Il s’agit d’un des plus grands et impressionnants sites archéologiques au monde, puisque, alors que des paysans voulaient simplement creuser un puits, on a mis à jour dans les années 1970 une armée de plus de 8 000 soldats, réalisés en terre cuite et à taille humaine, avec des chars et des chevaux. L’armée des soldats de terre cuite a été réalisée au deuxième siècle avant JC sur l’ordre du jeune empereur Qin, âgé de seulement treize ans à l’époque ; comme quoi la folie des grandeurs peut être précoce. La construction du mausolée de l’empereur mégalo a mobilisé en tout 700 000 personnes pour des travaux qui ont duré plus de trente ans. Ces soldats en terre cuite sont supposés garder l’Empereur, et sont un substitut aux vrais soldats qu’on enterrait parfois vivants avec leur empereur décédé. A l’époque de Qin la coutume se perdait, d’où les statues, même si la rumeur dit qu’on a emmuré vivant les ouvriers ayant construit le cœur du tombeau pour qu’ils n’en trahissent pas les secrets.

Oui, bien vu, c’est encore une photo du Mont Hua, mais il faut bien que j’illustre mon paragraphe

L’empereur Qin est un personnage aussi intéressant que controversé, visionnaire et grand conquérant, il n’avait à priori pas peur d’exploiter les masses populaires, et engagea des travaux d’ampleur comme ce mausolée mais aussi les prémisses de ce qui sera la Grande Muraille de Chine. Si on s’intéresse à lui, on peut voir le film historique L’Empereur et l’Assassin, qui est à la fois dramatique – on y zigouille à tours de bras petits et grands – et comique – dans les excès souvent grotesques des personnages.

Ça a l’air intéressant hein, ce tombeau ? Mais nous on n’ y va pas ! Nous n’avons pas le budget pour deux grosses attractions touristiques à  Xi’an, et surtout, nous n’avons pas le courage d’affronter encore une fois en quelques jours la foule touristique chinoise, dans ce qui est un des sites les plus visités au monde. Les récits de ceux qui ont essayé font froid dans le dos (peut être encore plus que les excentricités de Qin) : files d’attente interminables, hangars moches où on voit les statues de loin, les habituelles bousculades pour prendre des photos… Très peu pour nous, et de toutes façons nous avons vu quantités de guerriers en terre cuite un peu partout à Xi’an, qui joue à fond sur cette carte !

Il y a même des répliques des guerriers de terre cuite partout dans notre auberge de jeunesse!

Et demain, nous montons dans un train pour la ville de Chengdu, dans le Yunnan, qui est la patrie des pandas!

Une réflexion au sujet de « Jours 101 à 105 : Voyage dans le Shanxi, à la découverte de Xi’an et à l’assaut du Mont Hua »

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