Jours 224 à 256 : un mois de vacances en Thaïlande et en famille, avant le grand départ pour l’Océanie!

Huit mois après notre départ, deux mois après avoir eu droit à un petit bout de France lors de la venue des parents de Victor, Mimi et JJ, la solitude (affreuse, cruelle, sordide 🙂 ) de notre périple devait être à nouveau adoucie en mars par la venue successive de ma sœur Claire et sa copine Aurore dans un premier temps, puis de mes parents, Christian et Nicole (ou Cricri et Cocole), dans un second. Victor serait donc presque entièrement cerné par les Tindon! Nous profitons de ces quatre semaines de vacances avant de nous préparer à prendre notre premier avion à destination d’un nouveau continent, pour y continuer, sous d’autres latitudes, notre voyage à vélo.

Jours 225 à 239 : De temples de Siem Reap à l’île de Koh Tao avec les strasbourgeoises

L’exploration des sites d’Angkor Wat

Mais revenons à nos moutons, nous sommes encore à Phnom Penh avec nos vélos et une gueule de bois fatigue liée à notre soirée avec ces fourbes vacanciers rennais. Nous embarquons dans un bus pour Siem Reap, à l’issue de péripéties dont on passera ici les douloureux détails, et, sept heures au lieu de cinq plus tard, nous voilà auprès de Claire et Aurore.

Nous réalisons en découvrant la ville de Siem Reap, point de départ à la visite des temples d’Angkor, que nous n’avons en fait jamais encore vu une ville cambodgienne vraiment touristique ! Et ça n’est pas joli-joli : le centre de Siem Reap, petite ville qui a poussé comme un champignon (nucléaire) avec l’essor du tourisme autour des temples, est entièrement constitué de bars, de magasins et d’hôtels où se bouscule une foule incroyablement nombreuse, dans la cacophonie des sonos et des vendeurs, qui chacun fait de son mieux pour attirer le chaland.

Rien d’intéressant donc, mais ça n’est pas bien grave, car ce que nous voulons, nous, c’est aller visiter le complexe d’Angkor, qui rassemble plus de 200 temples de différentes tailles, dont les très connus Angkor Wat, Bayon ou Ta Prohm (aussi appelé familièrement le temple d’Angelina Jolie après le tournage du film Lara Croft). Le site est tellement grand qu’il faut plusieurs jours pour en venir à bout, et nous optons pour un pass de trois jours, qui coûte la modique somme de 70 dollars.

Pas feignasses, nous rejetons les nombreuses propositions des conducteurs de tuk-tuk (sortes de taxis locaux qui vous hèlent d’un « tuktuk ? » dès que vous passez près d’eux, même si c’est dix fois par jour parce qu’ils sont devant la porte de l’auberge de jeunesse)  et optons pour une visite à vélo !

Et c’est partiiii!

On a pu, en voyageurs un peu difficiles, émettre déjà dans le blog quelques critiques sur les précédents sites archéologiques que nous avons visités en Asie du Sud-Est, le Wat Phu au Laos et le Phnom Chisor au Cambodge, qui se révélaient de peu d’intérêt.

Angkor Wat, le plus grand temple du complexe d’Angkor

Mais là, nous restons cois et subjugués par la magnificence d’Angkor, qui abrita la plus grande cité du monde à son époque, avec près d’un million d’habitants. Oui, pour une fois nous oserions presque dire que c’est « à tomber par terre » ou « à couper le souffle » tant nous sommes impressionnés et ravis par la découverte de ces magnifiques vestiges khmers.

Angkor et encore, c’est que le début…
Les magnifiques têtes sculptées géantes du Bayon
Le Bayon toujours
Les ruines de Ta prhom, envahies par d’exubérants fromagers (les arbres, pas les gens qui font le camembert)
Soit les temples  sont horizontaux et s’étalent en longueur…
Soit ils s’élèvent vers le ciel en pyramide

Les temples, et notamment les principaux, sont assez bien conservés pour permettre d’observer la finesse et la complexité des nombreuses gravures qui les ornent, retraçant de véritables histoires.

Ici la guerre fait rage et mêle éléphants et chars aux combattants
Là le dieu Anuman lance sur les hommes son armée de singes

Malgré l’œuvre du temps et de la nature, qui patiemment les a envahis, recouverts, grignotés, les temples sont toujours là dans toute leur monumentalité, dans toute leur richesse et attestent de l’étendue du pouvoir qui a présidé à leur création.

Angkor au lever du jour (il est Angkor tôt)
Mais il y a déjà beaucoup de monde pour assister au spectacle
Et quelques singes pas bien farouches

Nous avons donc tous quatre énormément apprécié la visite d’autant plus qu’elle s’est faite sans les foules que nous redoutions, parce que ce n’était pas la saison, mais aussi parce que nous avons bien choisi nos horaires. En effet, les meilleures heures pour visiter, qui sont par contre malheureusement les plus chaudes, ce sont celles du midi car tous les groupes de touristes reviennent en ville pour le déjeuner, et on peut être seuls ou presque avec les vieilles pierres ! On s’attarde aussi vers l’heure de la fermeture, quand les couleurs du soleil couchant rendent les ruines encore plus mystérieuses…

Chill et plongée sur l’île de Koh Tao

Après les temples du Cambodge, nous passons la frontière en bus pour nous rendre en Thaïlande, et, la douane étant surchargée, nous avons le temps de vieillir un peu dans la file d’attente. Nous passons ensuite par l’immense capitale de Bangkok, sur laquelle nous reviendrons un peu plus bas, puis prenons la direction d’une petite île du Sud de la Thaïlande, Kho Tao, mondialement réputée pour ses fonds marins et sa faune aquatique multicolore.

Le voyage est fort long…
Mais bon, on est plutôt contents d’arriver!

Koh Tao c’est beau, mais un peu plus sympa en dessous qu’au-dessus ; s’il est vrai que les fonds marins sont absolument magnifiques, regorgeant d’une vie aquatique multicolore et exubérante, l’île pêche par son manque de naturel. Elle est presque entièrement constituée d’hôtels, de restaurants et de clubs de plongée, et le touriste un peu naïf (comme nous) peut s’y faire bien entourlouper !

Heureusement, nous passons plus de temps dans l’eau qu’en dehors, avec une combi et des bouteilles pour Victor et Aurore qui passent des niveaux de plongée, et plutôt en masques et tuba pour Claire et moi.

Il suffit de plonger dans quelques mètres d’eau  pour voir des choses incroyables : poissons multicolores, coquillages géants, magnifiques anémones, requins à pointes noirs, raies ou encore énormes tortues… Mais cela n’est pas sans risques : lors d’une sortie en bateau, alors que nous barbotons dans une crique tuba au bec, une plongeuse se fait violemment mordre au pied par un gros poisson qui n’accepte de la lâcher qu’après lui avoir fait un beau trou dans la voute plantaire.

La bestiole a de bonnes dents puisqu’elle peut s’en servir pour casser des coraux! (source: merci Wikipedia)

L’agresseur est un Baliste Titan, un poisson très territorial qui n’hésite pas à charger, frapper et mordre tout ce qui a l’audace de s’approcher trop près de son territoire. En anglais, on appelle ça un Trigger Fish ce qui signifie « poisson gachette » et les plongeurs, dont il est la bête noire, le désignent sous l’eau en faisant le geste très rassurant d’un pistolet.

L’île de Koh Tao, si elle est parfaite pour la plongée, l’est moins pour d’autres activités. Il est difficile de s’y balader en scooter à cause de ses très forts dénivelés (parfois plus de 30%!) et ses chemins de randonnée ne sont pas du tout entretenus, faute de marcheurs motivés (à part nous!). On a donc bien aimé mais pas autant que la seconde île visité avec les parents, alias le paradis, dont on parlera un peu plus loin.

Jours 239 à 253 : En goguette avec Nicole et Christian, de Chiang Mai à Koh Kood

Les 9 et 10 mars nous procédons à un échange de compagnons de voyage, en récupérant mes parents Cocole et Cricri à Bangkok, et en renvoyant Claire et Aurore en Alsace. Pour bien commencer leur séjour, après deux jours consacrés à la capitale Thaïlandaise, nous montons vers le Nord de la Thaïlande et ses contrées qu’on dit bien jolies.

Game on!

Petit passage à Sukhotaï

Nous faisons un premier arrêt à Sukhotaï, dans le centre du pays, petit ville qui abrite les ruines de la première capitale du royaume de Thaïlande. La visite du parc historique nous a été chaudement conseillée par ma copine Doudoune, qui en revient tout juste, et c’est tous les quatre à vélo que nous explorons le site. Celui-ci emballe Nicole et Christian, qui découvrent l’Asie pour la première fois, mais nous laisse un peu plus tièdes ; il faut dire qu’après Angkor, tout paraît rikiki…

Pourtant c’est drôlement chouette, quand même!
Un bouddha aux longs doigts
Un bouddha aux longs bras

La patrouille des éléphants

A peine arrivés à Chiang Mai, nous nous précipitons dans un sanctuaire d’éléphants, curieux d’aller découvrir ces grosses bêtes pour la première fois que nous sommes en Asie ! Nous optons pour une organisation éthique qui ne propose pas de monter dessus ou de leur faire faire des tours, mais seulement de participer à leur nourrissage et de les accompagner en forêt.  Il vaut mieux éviter tout ce qui est balade à dos d’éléphants car le dressage des animaux se fait dans la souffrance et le port du palanquin leur est douloureux,  Et de toutes façons, on les voit mieux d’en bas!

Après deux heures de route un peu inconfortable dans les montagnes, nous nous retrouvons donc dans un centre doté de quatre éléphantes (il n’y a que des femelles car les mâles sont très agressifs) et d’un éléphanteau de 8 ans. Notre animateur, qui s’est choisi le doux surnom de Superboy, nous présente les règles de sécurité puis nous tend nos habits de la journée.

C’est tuniques roses, rouges et violettes pour tout le monde!

Le port de l’uniforme vise apparemment à faire croire aux pachydermes un peu timides qu’ils voient toujours les mêmes gens, et pas des touristes différents chaque jour. Nous ne nous satisfaisons pas de cette explication et nous interrogeons : ces bêtes sont-elles si sérieusement myopes ? Si profondément crédules ? Ou alors, plus probablement, ne sont elles pas si malignes qu’elles font semblant d’être dupes pour toucher leur ration de bananes et de cannes à sucre tout en se moquant du décolleté de Victor?

Superboy nous apprend les bases du dressage des éléphants, et comme les éléphants sont à peine dressés, c’est on ne peut plus simple. Il n’y a que deux commandes orales principales : « how-how », qui veut dire « je m’approche ne me piétine pas s’il te plait » et « bon-bon » qui signifie « ouvre grand la bouche que j’y glisse une banane ».

« Il est chou celui-là, on l’adopte? Je l’appellerai Babar et je l’amènerait à la piscine! »

Et nous voilà partis à la rencontre de ces sympathiques, mais un brin imposants, pachydermes, que nous nourrissons de friandises puis que nous accompagnons pour un tour en forêt. C’est surtout cette petite balade qui permet d’apprendre à connaître un peu ces animaux, qu’on découvre plus sensibles et distingués que ce que leur grande taille ne le laisse tout d’abord supposer. En fait, c’est un peu comme promener de très très gros chiens qui s’arrêteraient pour uriner sur la moitié des arbres et renifler l’autre moitié. Il faut simplement faire attention à ne pas se mettre entre la mère et son petit car si celui-ci la perd de vue ne serait-ce qu’un instant il se précipite paniqué vers elle, sans bien se soucier de ce qu’il y a sur son chemin. Et c’est déjà gros, un bébé éléphant!

Photographie que j’ai craint en la prenant devoir intituler « le jour où je suis devenue orpheline » et puis en fait non
Caprice de star ou jeu d’enfant, l’éléphante met un temps interminable à traverser le petit cour d’eau, faisant bien attention à marcher sur les rochers pour ne pas se mouiller les orteils…
L’activité favorite des éléphants semble être celle de se gratter à tous les arbres de la forêt, et c’est là qu’ils nous font le plus penser à la patrouille des éléphants de l’adaptation du Livre de la jungle de Disney (juste pour le plaisir: lien youtube)

« La patrouille des éléphants, s’achemine pesamment » dans la montagne, puis revient au centre pour une nouvelle ration de nourriture, pour nous comme pour eux, puis c’est l’heure du bain de boue, pour nous comme pour eux, et enfin de la douche sous la cascade, surtout pour nous car l’éléphant ne semble pas être excessivement gêné par le fait d’être recouvert de boue mêlée à ses propres excréments.

Notre guide Superboy recouvre de boue et masse indifféremment touristes et éléphants
Le plus chou c’est de voir l’éléphanteau du groupe batifoler dans l’eau et dans la boue (en s’écartant cependant sur son passage)

Nous finissons la journée comme nous l’avons passée, avec le sourire aux lèvres, charmés par cette rencontre (un peu artificialisée certes) avec les grands et sympathiques pachydermes, qu’on aimerait savoir à l’état sauvage, ce qui semble cependant de plus en plus compliqué, que ce soit à cause de l’urbanisation ou de l’extension des terres agricoles. Tristement il semblerait que le plus grand mammifère terrestre soit désormais trop grand pour son environnement, ou plutôt que ce qui reste de son environnement soit devenu trop petit pour lui…

En tout cas, nous à la fin, désormais on se sent un peu éléphant dans l’âme!

Petit séjour à Chiang Mai : visite de temples, cours de cuisine et balade dans les montagnes

Par la suite, nous partageons notre temps à Chiang Mai entre la visite de la ville et de ses nombreux et originaux temples (et aussi de ses magasins de souvenirs, avouons-le tout de suite) et la visite des alentours.

La prospérité de Buddha…

Et là soudain, devant un temple et faisant office de porte encens : un canard !

On se sépare même pour faire différentes activités : tandis que Nicole et moi-même assistons à un cours de cuisine thaï, Victor et Christian partent explorer la vallée à scooter.

Non c’est pas de la cuisine mexicaine, pourquoi?
Une jolie construction mais un drôle de ciel

Le petit problème dans la région de Chiang Mai en mars, qui est en fait potentiellement un gros problème, c’est que la saison des brulis. Tous les paysans, malgré les panneaux du gouvernement qui incitent à procéder autrement, profitent de la saison pour enflammer leurs champs et la forêt. Ceci a un effet direct sur le paysage, qui se voile d’un opaque nuage de fumée, et des conséquences désastreuses sur l’environnement. En mars, Chiang Mai vient momentanément prendre la place très convoitée de ville la plus polluée au monde, devant Oulan Bator et Pékin qui sont pourtant des cadors dans leur domaine, comme nous pouvons malheureusement en témoigner.

Cela ne nous empêche cependant pas d’aller nous balader sur les jolies petites routes de montagne, et en scooter, s’il vous plaît!

Le gang des Tindonos : tremblez, bourgeois!

Au Sud à Koh Kood avec les noix de coco

Après cette petite escapade au Nord, nous mettons le cap sur le Sud Est de la Thaïlande, et l’île de Koh Kood, située non loin du Cambodge. Ça n’est donc pas derrière la maison, mais le moyen de transport emprunté pour rallier Bangkok, le train de nuit, met un peu de sel dans notre voyage et amuse beaucoup les parents.

Oui m’enfin on est quand même un peu serrés!

Le wagon couchette est moins confortable que celui du Transsibérien, mais depuis le wagon restaurant, si l’on se penche un peu par les fenêtres dans les virages, on peut apercevoir la queue ou la tête du train serpentant dans la montagne. Et c’est sacrément chouette!

Par contre, et alors que le Transsibérien est un peu surchauffé, le train de nuit thaïlandais est affreusement sur-climatisé (faut-il y voir un lien?), et le froid polaire qui y règne nuit un peu à notre sommeil! Nous arrivons à Bangkok et sautons dans un bus pour le bord de mer, et après près de 10h de route, un ferry et un taxi, nous voilà sur l’île de Koh Kood.

« Du vent, oh non, pourquoi? »

Et quelle l’île que cette île de Koh Kood… Pour une fois, on peut dire que le qualificatif de paradisiaque n’est pas usurpé ! Les yeux abîmés dans la contemplation des plages de sables fins, des eaux cristallines ou des forêts tropicales, il ne nous reste plus qu’à profiter de la douceur de vivre tout en se gavant de délicieux poissons fraîchement pêchés.

Nous avons en plus l’hébergement parfait, un petit hôtel familial, au milieu d’un minuscule port de pêche. On peut donc voir le matin, tandis que l’on déguste un petit déjeuner que la cuisinière fait à l’assiette, les pêcheurs rentrer de leur sortie et ramener leurs prises, parfois impressionnantes !

On n’a pas l’habitude de faire de la pub, mais là, on peut  donner l’adresse à qui la demande : c’est le meilleur endroit de Koh Kood!

Il n’y a dès lors plus qu’une préoccupation susceptible de nous occuper un peu : les chutes de noix de coco mortelles, info ou intox ? Pour le savoir, nous tentons une sieste en dessous…

La cascade de Koh Kood dans laquelle certains se baignent
Pendant que d’autres se font des copains
Et que d’autres encore, modestement, marchent sur l’eau

Comme toujours quand on est bien, le temps passe vite et il est déjà l’heure pour Christian et Nicole de remettre leurs cols roulés et de nous abandonner à notre triste sort pour s’en retourner à Lyon faire admirer leurs (timides) bronzages et épater les copains avec un bon curry vert.

Apparemment, tout était vrai!

Pour nous remettre de la morosité liée à leur départ, nous décidons de prolonger un peu notre propre séjour sous les tropiques, avant de revenir à Bangkok. Et à ce propos :

Et la ville de Bangkok dans tout ça?

Nous passons plusieurs courts séjours à Bangkok au cours de notre mois de vacances en Thaïlande, et l’avons découverte différente à chaque fois. Tour à tour immense mégalopole moderne de 20 millions d’habitants, cité touristique internationale et ville populaire tout en canaux, Bangkok semble avoir mille facettes, dont certaines nous ont davantage plu que d’autres.

Et notre première rencontre avec Bangkok la fourmilière s’est moyennement bien passée : débarqués dans le centre-ville avec nos vélos, nous nous sommes plusieurs fois fait des peurs bleues en essayant de circuler sur les grands axes.

« Suivez-nous si vous pouvez! » … Hé bien non, on ne peut pas!

Nous voulions au départ suivre Claire et Aurore en tuktuk, mais c’était sans compter sans les pointes de vitesse de celui-ci. Les routes étant bien mieux entretenues que partout ailleurs en Asie du Sud Est et les véhicules bien plus puissants, la circulation à Bangkok se fait à toute allure (à plus de 100km sur un boulevard!), au détriment des vélos! Après avoir pensé mourir dix fois sur les boulevards et nous être perdus moults fois dans les petites rues (pour essayer d’échapper aux grands axes), nous avons décidé d’élire Bangkok « pire ville du monde pour circuler à vélo ». Mais nous avons ensuite pu revoir notre jugement en découvrant à vélo d’autres quartiers centraux et beaucoup plus tranquilles pour pédaler.

Boulevard du frisson

La rencontre avec la Bangkok touristique ne nous a pas emballés non plus à l’excès : le patrimoine y est impressionnant, mais les sites sont extrêmement fréquentés. Et, depuis nos aventures en Chine, nous avons quelques difficultés avec la foule touristique à mille têtes, mille casquettes fluo et mille appareils photo.

Heureusement, cela ne trouble pas la douce sérénité du bouddha couché du Wat Pho

Le Bangkok des lieux touristiques « branchés » comme le célèbre quartier chinois ou encore la Khao San Road nous a aussi laissé sur notre faim. Ces quartiers sont, l’un et l’autre, dans des styles différents, l’un chinois, l’autre plutôt occidental, de longs boulevards éclairés de vifs néons, où l’on déambule tout en regardant les magasins, les restaurants, les bars et en mangeant de la street food relativement basique et pas bien bonne.

Par contre, nous avons adoré nous balader dans le centre-ville de Bangkok qui change d’une rue à l’autre, passant de ces quartiers tape à l’œil à des petites ruelles plus intimistes ou à des quartiers populaires de canaux. Il est bien agréable d’y flâner, d’observer la vie qui s’y mène et qui ne ressemble à rien de ce que l’on connaît, ou de s’arrêter devant un boui-boui ou un stand de rue pour y acheter pour pas cher un met inconnu, parfois bon, parfois moins, extrêmement pimenté ou étonnamment sucré.

Et nous avons aussi adoré parcourir les petits et grands canaux de Bangkok sur l’eau, grâce aux gros bateaux publics qui font office de bus, soit grâce à un petit bateau privé dit long tail (longue queue) en référence à la perche au bout de laquelle est accrochée son moteur.

Bangkok et le Wat Arun vue de la rivière Chao Praya
Les deux Bangkok, moderne et traditionnelle, toujours depuis la Chao Praya
Sur le long tail pour le premier jour de Christian et Nicole
Le Bangkok plus ancien des canaux, qu’on appelle ici les khlongs

Retour à la solitude et préparation pour notre prochaine destination : la Nouvelle-Zélande !

Nous avons décidé, après plus de 6 mois en Asie, de changer de continent, et ce sera l’Océanie, et plus précisément, la Nouvelle Zélande. Mais avant de nous y rendre, comme nous prenons notre tout premier avion du voyage, il nous faut d’abord tout laver, tout trier et empaqueter !

Pour être autorisés à entrer sur le sol néo-zélandais, il faut que tout soit irréprochable : nous même, qui avons déjà dû prouver que nous n’étions pas malades de la tuberculose en faisant et en envoyant des radios des poumons, mais aussi tout notre matériel. Les autorités néo-zélandaise veulent éviter toute contamination de leur île au biotope si spécifique, et veillent pour cela à ne prendre aucun risque. La tente et les chaussures de randonnée doivent être précautionneusement nettoyées pour ne pas risquer de ramener des graines ou des maladies, et les vélos doivent être impeccables. Pour nos montures, nous confions l’opération à une petite boutique de vélo de notre quartier de Bangkok, qui se charge aussi de les démonter et les installer confortablement dans de grands cartons. Nous nous chargeons de nettoyer et ranger le reste, enfin, principalement Victor, qui démonte nos sacoches et trie nos affaires tandis que je tente de rattraper notre retard dans la production du blog.

Et le 27 mars, ça y est, nous sommes prêts ! Après des adieux déchirants à la gastronomie thaïlandaise et à son climat plus qu’agréable, nous nous acheminons, avec nos gros cartons, à l’aéroport de Bangkok !

Victor le roi du scotch

Là-bas, nous renforçons nos cartons avec un peu de film plastique alimentaire (ça marche très bien !) et croisons les doigts pour passer les contrôles sans soucis. A l’enregistrement des bagages, nous ne passons pas inaperçus et malheureusement, nos bagages ne réussissent pas l’épreuve de la balance. Le premier sac qui doit peser 10 kilos en fait presque 15, et les cartons des vélos qui doivent peser 32 kilogrammes au maximum en font plutôt 35… Heureusement, nous tombons sur des hôtesses de l’air très compréhensives, elles ferment les yeux sur le surpoids du premier sac, sur celui du premier carton et nous demandent seulement de réarranger le dernier. Mais à peine l’avons nous ouvert et avons nous ôté 500 grammes qu’elles nous demandent de le refermer : elles voulaient juste que nous fassions un petit geste !

La suite de l’embarquement se passe à merveille, tout comme le vol Bangkok-Sydney, et, sans vouloir faire de la pub pour notre compagnie aérienne Qantas, en plus d’avoir un personnel thaïlandais et australien adorable, on nous sert la meilleure nourriture d’avion qu’on ait jamais goûtée.

Et allez, sept mois après avoir fait nos premiers tours de roue en Asie, nous voilà partis user nos pneus sur un nouveau continent !

Une réflexion au sujet de « Jours 224 à 256 : un mois de vacances en Thaïlande et en famille, avant le grand départ pour l’Océanie! »

  1. Quelle belle ellipse temporelle !
    Attendons maintenant avec toujours autant d’impatience les épisodes néo-zélandais.
    Bisous à tous les deux,

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